L’infection par le papillomavirus ou virus HPV est une infection virale sexuellement transmissible (3,4,5) très fréquente puisque 70% des femmes qui ont des relations sexuelles entreront en contact avec ce virus à un moment ou à un autre de leur vie
(4,5,6).
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Les virus HPV > La transmission des virus HPV
Les virus HPV pénètrent à l’intérieur des cellules du col utérin. Ils sont généralement
éliminés par le système immunitaire, cependant il se peut qu’ils lui échappent (4). Lorsqu’ils ne sont pas éliminés, ils restent à l’intérieur des cellules du col de l’utérus : ce
phénomène s’appelle une infection persistante.
C’est la persistance d’une infection par les types du virus dits à «haut risque» qui peut entraîner l’altération des cellules du col de l’utérus et leur transformation en cellules cancéreuses (5). Ce processus se déroule en général sur une période d’environ 10 à 20 ans, même si dans des cas plus rares, on peut observer une progression plus rapide (3).
Les modifications cellulaires anormales débutent au niveau du col de l’utérus. En
l’absence de prise en charge des lésions les plus graves, ces modifications peuvent aller
jusqu’au stade du cancer.
Heureusement, le système immunitaire de l’organisme élimine dans la majorité des cas
l’infection par les virus HPV, sans que la femme ne réalise qu’elle a pu être infectée à un
moment donné (4).
Toutefois, certains des types du virus HPV (dits à «haut risque»), en cause dans le développement du cancer du col de l’utérus, peuvent persister au niveau du col de l’utérus, et provoquer, avec le temps, le développement d’un cancer du col de l’utérus (5). Si cela survient, il n’existe généralement aucun symptôme lors de ces premiers stades précédant le stade du cancer du col de l’utérus (3,23).
Les cellules infectées au niveau du col de l’utérus peuvent lentement se modifier, pour devenir anormales, puis cancéreuses. Un processus qui prend généralement des années, à moins qu’il ne soit identifié et traité rapidement. À ces stades précédant le cancer, les frottis du col de l’utérus ont prouvé leur importance dans la détection précoce des altérations cellulaires résultant d’une infection par les virus HPV (16,17).