Les virus HPV sont transmis d’une personne à une autre à l’occasion des rapports sexuels (3,4,5), il s'agit donc d'une MST (Maladie Sexuellement Transmissible). Il n’y a pas nécessité d’avoir un véritable rapport sexuel avec pénétration pour que ces virus se transmettent. Parfois un simple contact cutané et/ou muqueux intime au niveau de la zone génitale suffit à transmettre les virus (3).
En raison de leur facilité de transmission, toute femme sexuellement active est à risque de contracter ces virus. En effet, jusqu’à 70% des femmes sexuellement actives seront infectées par l’un ou l’autre des types du virus HPV et ce, à un moment ou un autre de leur vie (4,5,6).
Les préservatifs sont une précaution avisée contre une large variété d’infections sexuellement transmissibles (IST). Toutefois, ils ne protègent pas entièrement contre les virus HPV, car la peau à proximité immédiate de la zone génitale non couverte par le préservatif, peut également porter les virus (3).
L’infection par un type d’HPV à haut risque, capable d’entraîner le développement d’un cancer du col de l’utérus, est rarement associée à des symptômes (3,23). Il est donc souvent impossible de dire par le seul examen visuel si l’infection s’est produite ou non.
Toutefois, un frottis du col de l’utérus peut permettre la détection précoce des anomalies cellulaires, c’est la raison pour laquelle il est important de faire régulièrement des frottis
de dépistage à partir de 25 ans (16,17).